Alicante, Costablanca Espagne

Alicante, Costablanca Espagne

Alicante en français, Alacant en valencien et Alicante en espagnol (dénomination officielle bilingue depuis le 6 février 19902,3) est la capitale de la province d’Alicante, la seconde ville la plus importante de la Communauté valencienne au sud-est de l’Espagne, au bord de la mer Méditerranée. Elle est le chef-lieu de la comarque de l’Alacantí et est située dans la zone à prédominance linguistique valencienne4. Alicante est un port important et sa population est de 328 648 habitants en 2015. La conurbation d’Alicante compte 452 462 habitants avec les localités voisines : Sant Vicent del Raspeig, Sant Joan d’Alacant, Mutxamel. Le triangle métropolitain d’Alicante-Elx-Santa Pola atteint quant à lui 757 443 habitants. C’est une ville essentiellement de services et de tourisme.En -201, elle fut prise par les Romains qui changèrent son nom pour Lucentum. On n’a aucune certitude sur les constructions avant qu’Hamilcar Barca installe sur le site un édifice militaire peu de temps avant la Seconde Guerre Punique. Hannibal y aurait débarqué ses célèbres éléphants de guerre. Le véritable emplacement de Lucentum a été discuté mais l’origine de la ville actuelle ne provient pas de cette dernière, l’ancienne Lucentum ayant été soit abandonnée par la population ou absorbée par la nouvelle medina leqant, fondée par les arabes à l’endroit aujourd’hui connu comme La Vilavella (vieille ville). Entre 718 et le 4 décembre 1248, la ville appartint aux Arabes, qui la nommaient AL-Laqant ou Medina Laqant (faire le lien avec le toponyme valencien Alacant). Durant cette période, la ville suivit la destinée d’Al-Andalus et après la chute du Califat de Cordoue elle passa sous la domination de Denia et Murcie. En vertu du traité de Cazola (signé à Soria en 1179) entre Alphonse VII de Castille et Alphonse II d’Aragon, la frontière au sud d’Aragon fut fixée sur une ligne reliant Biar, Castalla, Jijona (Xixona) et Calpe (Calp). Cela signifiait qu’Alicante demeurait dans la zone d’expansion castillane. En 1243, le roi musulman de Murcie Muhammad ben Hud (de qui dépendait théoriquement la région) signa le Pacte d’Alcaraz avec l’infant Alphonse – qui deviendra Alphonse X de Castille – et mit le royaume hudite de Murcie sous le protectorat castillan. Le gouverneur musulman d’Alicante n’accepta pourtant pas ce pacte et refusa de se soumettre à la souveraineté castillane ; la ville fut finalement prise militairement par les chrétiens en 1248. Bien que, depuis le début, on commençât à repeupler la ville avec des chrétiens (principalement castillans, catalans et aragonais), le manque de chrétiens pour l’habiter et des raisons économiques favorisèrent la permanence de la population musulmane. En 1304, après une guerre, Alicante est incorporée dans la Couronne Catalano-Aragonaise. La ville fut assiégée par les Britanniques en 1707 puis par les Français en 1709 durant la Guerre de Succession d’Espagne et en 1812 durant la guerre d’Espagne. Enfin, elle fut assiégée par les fédéralistes de Carthagène en 1873. Pendant la Guerre civile espagnole, la ville resta du côté républicain et fut bombardée par les aviations italienne et allemande. L’attaque la plus importante fut le bombardement du Marché Central, le 25 mai 1938, qui causa la mort de plus de 300 personnes. À l’issue de la guerre d’Algérie, la ville reçut un nombre considérable de Pieds-Noirs, la plupart descendants d’anciens habitants de la province qui avaient émigré en Algérie au début du XIXe siècle. Depuis les années 1960 la ville s’est profondément transformée et sa population a beaucoup augmenté. Avec le retour de la démocratie, Alicante a eu un maire socialiste, José Luís Lassaleta, du PSOE, de 1979 à 1991, et Angel Luna, de 1991 à 1995. En 1995 les élections sont gagnées par la droite et la ville est gouvernée jusqu’en 2008 par Luis Díaz Alperi, du PP, puis par Sonia Castedo. Pendant ces années la ville a augmenté sa population et a dépassé les 300 000 habitants, a vu la création d’un train métropolitain et l’extension de son aéroport. En 1982 et 1997, de fortes inondations ont beaucoup affecté la ville. La ville se trouve au bord de la mer Méditerranée, dans une plaine délimitée par une série de collines et de hauteurs. Le mont Benacantil, avec 169 mètres d’altitude, coiffé par le château de Santa Barbara, domine la ville et constitue l’image la plus caractéristique d’Alicante. Celle-ci comprend aussi le Tossal sur lequel se trouve le San Fernando, la Chaîne de Sant Julian appelée Serra Grossa, les coteaux de Garbinet et le Tossal de Manises. Entre ces reliefs, se trouvent des ravins et talwegs, quelques-uns complètement occultés par l’urbanisation comme les ravins de Canicia, Bon Hivern, ou Sant Blai-Benalua.

 

la source: Wikipedia